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  DIRIGER : Le coût réel d’un véhicule de société
Au-delà de sa valeur d’achat, le véhicule de société a un véritable coût pour l’entreprise. Il est important d’en avoir une vision globale avant d’opter pour cette solution qui n’est pas toujours financièrement la plus intéressante.
Au delà des coûts directs, une fiscalité lourde

L'achat, l’assurance, le carburant sont autant de coûts qui vont s’imputer sur le résultat de l’entreprise. À ces coûts « évidents », s’ajoutent la taxe sur les véhicules de société, l'impôt société sur les coûts non déductibles, la taxe professionnelle. Ces frais additionnés peuvent s’élever à 80 % du montant des coûts directs. Il faut encore, en plus, intégrer en charge les charges sociales patronales calculées sur le montant de l'avantage en nature.
Le tarif de la taxe est désormais basé sur un barème écologique calculé en fonction du taux d'émission de dioxyde de carbone. Demandez le à votre expert-comptable.

L'impôt société se calcule sur la taxe sur les véhicules de société intégralement non déductible et sur une quote-part de l'amortissement (ou du loyer).
Sur ce dernier point, la déduction se fait pour la fraction du prix d'acquisition n'excédant pas 18 300 euros, sauf dans les cas où le taux d'émission de dioxyde de carbone excède 200 grammes par kilomètre. Dans cette situation, la fraction déductible du prix d'acquisition est ramenée à 9 900 euros.
Enfin, la taxe professionnelle est calculée sur la valeur locative du véhicule.
Dernier point, 
l'utilisation privative du véhicule génère un avantage en nature. Sur le montant de cet avantage, l'entreprise doit acquitter des charges sociales. La solution la plus simple est celle du forfait. Il est égal à 12 % du prix d'achat TTC, ou à 40 % du coût global annuel de la location, de l'assurance et de l'entretien. Toutes ces taxes s’avèrent souvent lourdes pour l’entreprise, surtout si elle ne les a pas anticipées.


La prise en compte de divers paramètres

La prise en compte de ces éléments peut conduire à s’interroger sur la pertinence de recourir à une voiture de société plutôt que procéder avec des indemnités kilométriques. Plusieurs paramètres interviennent comme le salaire, le nombre de kilomètre parcourus, le type d’utilisation du véhicule…

Pour connaître l’impact de l’une ou l’autre de ces solutions dans votre propre cas, demandez à votre expert-comptable de vous faire une simulation.
 
 
 
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